Cet article a été écrit par des camarades de l’ICR en Iran et publié originellement le 7 janvier. Depuis le 8 janvier, le régime a coupé l’accès à Internet et déclenché une répression meurtrière. Des centaines de personnes ont été tuées et des milliers d’autres arrêtées. Les quelques informations fiables qui arrivent à passer la barrière de la censure montrent des manifestations massives dans de nombreuses villes et des affrontements avec les forces du régime, alors que la jeunesse se défend contre la répression.
Les impérialistes occidentaux, Donald Trump en tête, ont profité de cette répression pour menacer à nouveau de bombarder l’Iran. C’est pure hypocrisie : ces bouchers laissent l’impérialisme israélien mener un génocide contre les Palestiniens depuis des années, mais prétendent se soucier des souffrances des masses iraniennes – celles-là même que Donald Trump et les Israéliens ont bombardé cet été ! Ils cherchent en réalité à détourner la mobilisation des masses pour servir leurs intérêts impérialistes et tenter de replacer l’Iran sous leur joug. L’ingérence des impérialistes occidentaux – et de leurs laquais, les partisans du Shah – ne peut qu’affaiblir la mobilisation des masses iraniennes.
Dans ce contexte, les communistes révolutionnaires en Occident doivent dénoncer la propagande hypocrite de notre propre classe dirigeante et démasquer ses véritables buts : opprimer et exploiter les masses et les ressources de l’Iran. Le régime de la République islamique doit être renversé, mais cette tâche est celle de la classe ouvrière et de la jeunesse iraniennes.
Le 29 décembre dernier, alors que la dévaluation du rial iranien vis-à-vis du dollar atteignait de nouveaux records, des grèves ont éclaté dans les marchés de Téhéran, suivies par de gigantesques manifestations dans les principales artères de la capitale iranienne. Les cortèges scandaient à l’unisson : « Fermez boutique, fermez boutique ! », « Mort au dictateur ! », « Mort à la vie chère ! », ou encore : « C’est notre dernier message : nous visons tout le régime ».
Depuis, dans tout le pays, les manifestations ont donné lieu à de violents affrontements de rue entre la jeunesse et les forces de l’ordre dans plus de 70 villes , répartis dans 26 des 31 provinces que compte l’Iran. La contestation est particulièrement forte dans les provinces et régions peuplées par des minorités ethniques. Les événements évoluent très vite: il est encore difficile de dire si ce mouvement débouchera sur une révolution, ou s’il finira par s’essouffler.
Dès le deuxième jour, les grèves de commerçants se sont étendues à Hamadan, Qeshm, Mashhad, Ispahan et Zanjan. Au même moment, des manifestations étudiantes éclataient dans les universités de Téhéran aux cris de : « Mort à tous les tyrans, qu’il s’agisse du Shah ou du Guide suprême », « Je jure sur le sang de nos camarades : nous tiendrons jusqu’au bout ! », et « Liberté, liberté, liberté ! »
La police a d’abord adopté une attitude passive vis-à-vis de ces manifestations. Toutes les tentatives du régime d’organiser des contre-manifestations ont fait pâle figure au regard de ce remarquable élan révolutionnaire. Durant les manifestations, on a assisté à des scènes où des personnes âgées s’interposaient entre les jeunes manifestants et les forces de l’ordre. Dans leur élan, certains manifestants allaient même jusqu’à défier les policiers de s’en prendre à eux. A l’Université Amir Kabir et dans d’autres établissements universitaires de Téhéran, les étudiants sont également parvenus à expulser à la fois les forces de sécurité et les quelques groupes de jeunes favorables au régime.
Pris de panique, le pouvoir a tenté de calmer la révolte en décrétant que le 31 décembre serait désormais férié. En parallèle, l’arrestation nocturne de dizaines d’étudiants a provoqué des mobilisations importantes à proximité des résidences universitaires. Les forces de l’ordre ont alors commencé à tirer à balles réelles. La répression faisait ses premiers morts. Loin de dissuader les jeunes de se révolter, cette violence a eu l’effet inverse : elle a exacerbé la colère et la détermination des jeunes.
Des barricades ont été érigées et des bâtiments officiels – notamment des tribunaux, des commissariats, et des bureaux où les imams tiennent leurs permanences les vendredis – ont été incendiés. Dans un acte hautement symbolique, le palais du gouverneur de la ville de Fasa a même été pris d’assaut par les manifestants.
Le 2 janvier, après la période de jours fériés, les grèves ont repris dans les marchés, et se sont étendues à 32 villes dans tout le pays. La plupart des universités étant fermées ou contraintes par le régime d’enseigner à distance, les manifestations étudiantes se sont déversées dans les rues. En province, et notamment dans les régions où vivent des minorités ethniques, telles que les Lors, les Bakhtiaris, les Baloutchis et les Kurdes, la contestation a encore gagné en intensité.
Bien qu’il soit difficile d’obtenir des chiffres précis, la première semaine de répression a fait au moins une dizaine de morts. Leurs funérailles ont fait office de points de ralliement pour la contestation grandissante. A Marvdasht, une foule de personnes en deuil scandait : « Je tuerai ceux qui ont ôté la vie à ma sœur. » La présence des forces de l’ordre à l’occasion de ces funérailles a provoqué des affrontements violents, au cours desquels elles ont été plusieurs fois été repoussées et contraintes de battre en retraite.
Depuis 2018, l’Iran est entré dans une période d’intense lutte des classes, marquée par des mobilisations régulières pour des revendications économiques ; des grèves sectorielles impliquant les chauffeurs routiers, les enseignants, les travailleurs du pétrole et d’autres secteurs ; ainsi que par les soulèvements menés par la jeunesse en 2018, 2019 et 2022. Tous ces mouvements se sont soldés par des échecs. Malgré sa longévité – quatre mois – et son extension à toutes les villes et villages du pays, même le mouvement de 2022 n’avait pas réussi à mobiliser toutes les couches de la classe ouvrière.
Des organisations ouvrières indépendantes ont apporté leur soutien aux manifestations actuelles, notamment le Syndicat des chauffeurs routiers, le Conseil de coordination des syndicats d’enseignants iraniens, et le Syndicat des travailleurs de la raffinerie de sucre de Haft Tappeh. Néanmoins, de simples déclarations ne suffiront pas à faire plier le régime. Des communiqués similaires avaient déjà été rédigés en 2022, sans avoir le moindre impact sur la suite du mouvement. Des travailleurs isolés avaient même tenté de déclencher une grève générale, mais il manquait pour cela une alternative claire, reposant sur un programme de classe. C’est la seule chose qui peut mettre en échec l’ingérence des impérialistes occidentaux qui tentent d’utiliser le mouvement à leur profit.
La précarité des masses iraniennes est devenue telle que, malgré la menace constante de l’impérialisme américain et israélien, elles n’acceptent plus de la subir en silence. Même le régime a dû reconnaître que l’écrasante majorité de la population vit dans la pauvreté.
D’après les chiffres officiels, le prix des denrées alimentaires a augmenté de 42 % sur la seule année 2025. La consommation de viande a été quasiment réduite de moitié. Parmi les travailleurs les plus pauvres, il est devenu courant d’acheter du pain à crédit. A cela viennent s’ajouter des coupures régulières d’électricité et de graves pénuries d’eau.
Ce cauchemar éveillé est dû en partie aux impérialistes occidentaux. Les sanctions imposées par les Etats-Unis – et encore durcies par Donald Trump et ses complices européens – ont plongé des millions de travailleurs dans la misère. Mais la colère des masses a aussi été attisée par l’hypocrisie des dirigeants de la République islamique. Alors que ces pieux voleurs répètent ad nauseam que la population doit consentir à une « résistance économique », l’Iran est devenu le 14ᵉ pays du monde à compter le plus de millionnaires. La classe dirigeante qui s’abrite derrière le régime ne souffre pas le moins du monde des sanctions occidentales. Au contraire, elle s’est durablement enrichie aux dépens de la classe ouvrière.
Des scandales financiers éclatent en permanence, et mettent à nu la pyramide de corruption érigée par des proches du régime. Ceux-ci se sont appropriés des pans entiers du secteur public. Ils pillent les usines sans égard pour leur fonctionnement, tandis que le régime des mollahs fait tourner la planche à billets pour financer ses déficits. Mais une telle situation ne peut durer éternellement. Elle devient chaque jour de plus en plus instable. Le prochain budget, qui doit être présenté en mars, inclura sans nul doute de multiples coupes budgétaires et imposera une austérité brutale aux travailleurs.
Pendant des décennies, les masses iraniennes se sont résignées au joug du régime car elles pensaient, qu’au moins, il les protégeait des attaques militaires des impérialistes occidentaux qui semaient le chaos dans toute la région. Cette illusion a commencé à se fissurer lorsque le régime s’est révélé incapable d’enrayer l’offensive impérialiste qui a entraîné la chute de Bachar al-Assad en Syrie et a causé d’immenses pertes au Hezbollah. Enfin, la « guerre de douze jours », en juin dernier, a révélé, non seulement la faiblesse du régime, mais aussi la corruption qui règne en son sein. C’est elle qui a permis aux agents israéliens d’infiltrer aussi facilement l’appareil d’Etat iranien. Malgré ses missiles balistiques, l’Iran n’a pas été aussi vulnérable qu’aujourd’hui depuis la guerre contre l’Irak dans les années 1980.
Confronté à de multiples crises depuis 2018, les politiciens du régime n’ont pas cessé de se diviser. Chaque nouvelle question a approfondi la fracture entre fondamentalistes et « modérés ». En matière de politique étrangère, faut-il consentir à d’humiliantes concessions à l’impérialisme américain en échange d’un allègement des sanctions, ou se rapprocher de la Chine, qui achète le pétrole iranien à un prix dérisoire mais s’est toujours montrée réticente à fournir des armes ? En matière de politique intérieure, faut-il continuer à privatiser le secteur public et enrichir une poignée de capitalistes, ou maintenir le statut quo, c’est-à-dire la corruption généralisée de l’appareil d’Etat ? Toutes ces controverses s’accompagnent d’accusations mutuelles de corruption, et cela sous le regard des masses.
La guerre de juin 2025 a provisoirement effacé ces contradictions et rallié les masses derrière le drapeau national. La propagande officielle est d’ailleurs devenue de plus en plus nationaliste et de moins en moins islamiste. La défense du pays face à l’agresseur impérialiste est la seule bannière sous laquelle le régime parvient encore à mobiliser un tant soit peu de soutien. Mais, à cause de la débâcle causée par l’infiltration des services secrets israéliens jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir et de la modération dont le régime a fait preuve face à l’agression israélienne, même ce ressort-là commence à se rompre.
Le recours à un nationalisme « laïque » signifie aussi l’abandon par le régime d’un certain nombre des éléments centraux de sa vieille propagande religieuse. Par exemple, les femmes n’hésitent plus à régulièrement braver la loi imposant le port obligatoire du hijab. Divisé sur cette question depuis 2022, le régime a fini par renoncer de facto à cette mesure, qu’il était devenu impossible d’appliquer sans risquer de provoquer une réaction de masse – voire même une potentielle révolution.
Confronté aux manifestations actuelles, ces divisions internes à la classe dirigeante n’ont pas manqué de ressurgir. Le président « modéré » Pezeshkian a d’abord appelé au calme et au dialogue, avant que le Guide suprême Khamenei n’appelle ses troupes à réprimer fermement toute contestation de l’ordre établi, marquant un virage net vers la répression. Le peuple, lui, rejette ces deux factions, qu’il voit comme les deux faces d’un système totalement corrompu.
La crise politique deviendra plus profonde à mesure que la lutte des classes s’intensifiera. Il est par exemple possible que des fractions du régime tentent un coup d’Etat pour échapper à la mobilisation des masses et ouvrir le pays aux impérialistes occidentaux en échange d’une diminution des sanctions. Un tel scénario aurait inévitablement des conséquences tragiques pour les travailleurs et les pauvres.
Depuis 2018, les masses auraient pu renverser le régime à de multiples occasions. Malheureusement, il leur a manqué une direction révolutionnaire capable de les unifier, et avant tout d’unir la jeunesse et la classe ouvrière.
Aujourd’hui, les étudiants manifestent sous le slogan « Mort à tous les tyrans ! Qu’il s’agisse du Shah ou du Guide suprême ! ». Cela montre qu’ils ont tiré une partie des leçons du mouvement de 2022. Le slogan « Femme, Vie, Liberté » a d’ailleurs été abandonné après avoir été repris et discrédité par les impérialistes. Cela ne signifie pas que les manifestations actuelles se désintéressent des revendications des femmes. Au contraire : comme en 2022, nombre de femmes jouent un rôle dirigeant dans les mobilisations et leur libération occupe toujours une place importante dans les revendications, en particulier celles de la jeunesse.
Mais l’intervention des impérialistes occidentaux – en premier lieu Israël et les Etats-Unis – menace le soulèvement des masses. Dès le 2 janvier, Trump a brandi la menace d’une intervention militaire : « Si l’Iran [tire] et tue violemment des manifestants pacifiques, alors les Etats-Unis interviendront pour les sauver. »
Sur son compte X, le Mossad – les services secrets israéliens – a publié en persan : « Sortons ensemble dans les rues. Le moment est venu. Nous sommes avec vous. Pas seulement de loin et en paroles. Nous sommes également avec vous sur le terrain ».
Une mer de sang sépare ces criminels des masses iraniennes. Seule une infime minorité de la population – ou des petits-bourgeois exilés et en plein délire – peut encore traiter avec eux.
Le quotidien israélien Haaretz a révélé que l’Etat israélien apporte un soutien décisif aux monarchistes iraniens et à leur chef, le prince en exil Reza Pahlavi. Ils diffusent sur les réseaux sociaux des vidéos fabriquées de toute pièce, qui montrent des Iraniens scander des slogans monarchistes. Cette propagande fallacieuse est ensuite relayée par des médias persanophones étrangers, tels qu’Iran International ou Radio Farda, qui sont financés par les impérialistes et par les monarchistes qui ont quitté le pays avec des milliards de dollars en poche lors de la révolution de 1979.
Instagram et X regorgent de propagande monarchiste et pro-impérialiste, au point qu’il devient difficile de distinguer ce qui est réel ou non. Le niveau actuel de propagande et de désinformation est sans commune mesure avec celui qui prévalait lors des soulèvements précédents. Cette confusion affecte nécessairement les masses iraniennes.
Tous ces mensonges nourrissent la propagande du régime, qui dénonce les manifestants comme des agents étrangers et des partisans du Shah. C’est complètement faux. A chaque fois que des monarchistes isolés sont apparus dans des manifestations en Iran depuis 2018, ils ont été marginalisés, voire expulsés manu militari par les manifestants (et parfois frappés au passage). Plusieurs de ces « monarchistes » ont d’ailleurs été identifiés ensuite comme des provocateurs à la solde du régime. Les masses iraniennes portent encore dans leur chair le souvenir des horreurs du régime du Shah. De ce point de vue, la République islamique n’a fait que perfectionner les méthodes de répression et de corruption.
C’est ce souvenir qui explique en partie le décalage entre les travailleurs et les étudiants. La classe ouvrière s’est montrée solidaire des multiples soulèvements de la jeunesse. Elle se méfie néanmoins des impérialistes, et craint les conséquences que pourrait avoir une chute de la République islamique. Elle se rappelle de la brutalité avec laquelle le régime du Shah et les impérialistes l’avaient traitée : la répression sanglante du mouvement ouvrier et des communistes, l’exploitation brutale, les coups d’Etat et les tentatives de dépecer l’Iran en tant que nation.
A cela s’ajoutent les crimes commis par l’impérialisme occidental au Moyen-Orient, avec la complicité des classes dirigeantes de la région : la destruction de l’Irak et de la Syrie ; le génocide des palestiniens ; l’appauvrissement généralisé des masses. Ces cannibales impérialistes chercheront sans aucun doute à asservir à nouveau l’Iran.
La responsabilité qui pèse sur la jeunesse révolutionnaire est immense. Son indépendance vis-à-vis de l’impérialisme occidental doit d’être totale. Aucune confiance ne doit être accordée et aucune aide ne peut être demandée à l’ONU ou l’Union européenne, sans parler d’Israël ou des Etats-Unis. D’une part parce que ces barbares impérialistes n’ont absolument rien à offrir aux masses iraniennes ; d’autre part parce que ce n’est qu’en les rejetant catégoriquement que la jeunesse pourra gagner la confiance de la classe ouvrière.
Les communistes des pays impérialistes occidentaux ont également un rôle crucial à jouer. Ils doivent proclamer haut et fort : « Pas touche à l’Iran ! » Le renversement de la République islamique est une tâche qui ne doit être accomplie que par la classe ouvrière iranienne elle-même. Les communistes des pays impérialistes doivent dénoncer l’hypocrisie de leur propre classe dirigeante, et notamment la publicité mensongère que leurs médias font en faveur des monarchistes en exil.
Il est difficile de prédire jusqu’où ira le mouvement de contestation. Malgré sa combativité, la jeunesse ne peut à elle seule en finir avec la République islamique. Si elle reste isolée, ce soulèvement risque de connaître le même sort que le mouvement « Femme, Vie, Liberté » de 2022 – avec les mêmes conséquences tragiques.
Quelle que soit l’issue des mobilisations actuelles, nous n’en sommes encore qu’au début. Chaque révolte, chaque grève et chaque mouvement de masse depuis 2018 a, malgré les échecs, renforcé la lutte contre la République islamique.
Pour en finir avec le régime, les travailleurs doivent massivement entrer en lutte : du fait de leur rôle central dans la production, eux-seuls ont le pouvoir de mettre la société à genoux. Pas une roue ne tourne, pas une ampoule ne brille sans l’aimable permission de la classe ouvrière. C’est la grève générale de 1978 qui a porté le coup de grâce au régime du Shah et assuré le succès de la Révolution iranienne un an plus tard. Les forces de l’ordre ont été paralysées puis balayées, parce que des millions de travailleurs iraniens étaient entrés dans la lutte.
Ces traditions révolutionnaires existent toujours. Lorsque la jeunesse s’était soulevée en 2022, elle avait appelé à une grève générale. Cependant, il ne suffit pas de crier « grève générale » pour que celle-ci se produise. Un programme offensif qui lie le renversement de la République islamique aux revendications des travailleurs doit être mis en avant, afin de leur montrer que la chute de cette dictature ne débouchera pas sur l’instauration d’une autre.
Un tel programme intégrerait les revendications immédiates de la classe ouvrière, notamment un salaire et des retraites décents, mais aussi l’annulation des politiques d’austérité, l’instauration du contrôle ouvrier dans le secteur public, de vastes plans de travaux publics pour reconstruire l’économie du pays, ainsi que l’expropriation des banques et des grandes entreprises en vue de financer l’ensemble de ces mesures.
Les revendications politiques incluraient quant à elles la fin de toute oppression et l’égalité des droits devant la loi, indépendamment du genre, de la sexualité ou de l’origine ethnique. À quoi viendra s’ajouter l’amnistie pour tous les prisonniers politiques et la dissolution de la police, des services de renseignement et des milices paramilitaires du Bassidj et des Gardiens de la révolution.
Sur la base d’un tel programme, un soulèvement pourraient rapidement se transformer en une véritable révolution : une force de masse unifiant l’ensemble des opprimés pourrait anéantir le régime.
Néanmoins, aucune des revendications des masses ne saurait être satisfaite par le seul renversement de la République islamique : cela ne sera possible qu’avec l’abolition du capitalisme iranien. La classe ouvrière et les pauvres d’Iran doivent prendre le pouvoir, et ne pas laisser quiconque le leur confisquer. Ce n’est qu’ainsi que pourra être construite une république socialiste. Les communistes iraniens doivent dès maintenant s’atteler à rassembler leurs forces, s’organiser, et expliquer patiemment la nécessité d’une révolution socialiste.
Suisse — de PCR Suisse — 14. 01. 2026
Moyen-orient — de Des communistes en Iran — 13. 01. 2026
Amérique latine — de Internationale Communiste Révolutionnaire — 03. 01. 2026
International — de Ben Curry, marxist.com — 23. 12. 2025